Rencontre avec Nicolas MARTIN parrain de cette 15 ème édition , vainqueur en 2016 et 3 éme cette année .


nicolas martin 20171 ° NICO ; Le trail du Ventoux est pour toi le premier rendez vous de début de saison , parrain de l'édition et vainqueur 2016 . Dans quel esprit tu es arrivé sur cette édition ?

Je suis arrivé un peu dans l'inconnu sur mon état de forme puisque je n'avais aucune compétition trail depuis début décembre. En revanche, j'étais enthousiaste à l'idée de disputer une course d'un excellent niveau sans aucune pression de résultat. Je rêvais de gagner le trail du Ventoux et j'ai réussi en 2016 donc je venais surtout avec l'envie de vivre la course à l'avant et de donner le maximum. Bien entendu, j'avais un petit défi personnel qui consisté à faire partie des 2 premiers français pour justifier ma présélection.


2 ° Peux-tu nous refaire brièvement le déroulé de ta course ?

Vu le niveau global de la course et les enjeux, c'est parti vite. J'ai temporisé sur les crêtes de la Madeleine puis Marc a accéléré nettement après la piste de Bramafan. J'ai hésité à suivre puis j'ai pris le risque de le faire. Je savais que c'était risqué. Nous nous sommes retrouvés à 3 en tête de course avec Marc et Romain Maillard. Marc a pris une légère avance à l'approche du sommet puis nous sommes revenus vers le point d'eau. Ensuite, il était plus frais et il est parti au pied de la Combe de la Grave. Ensuite, nous l'avons revu à l'arrivée tandis que Ludo nous a repris à Mazamet. On est resté un peu tous les 3 puis Ludo s'est échappé dans la Baume du Chat à la faveur d'une relance. J'ai été victime de crampes à cet instant après avoir dû gérer tout le retour pour éviter qu'elles apparaissent de manière trop importante. Je pensais terminé 4ème mais Romain a coincé dans le final, je suis revenu et Ludo n'était pas si loin. Romain était un peu anxieux concernant un retour de l'arrière. Comme on a été équipier auparavant et qu'on a couru toute la course en commun. Je suis resté en sa compagnie. J'ai juste mis un petit coup dans la côte de l'arrivée pour aller chercher le podium. De toute manière, j'aurai pris aussi la 3ème place en terminant au maximum.

3 ° Une fois basculé au sommet a quelques secondes de Marc Lauenstein , as-tu pensé que la victoire était possible toi quii connais parfaitement ce retour ?,

Non, j'ai eu les premières crampes avant le sommet. Je n'étais pas surpris vu mon départ trop rapide. Je savais que le victoire ne dépendrait pas seulement de ma performance mais aussi de celle de Marc. C'est un vrai crack, vainqueur de Sierre Zinal donc je suis satisfait de finir à moins de 2'. Bien entendu, la connaissance du terrain m'a permis de bien gérer et de limiter les écarts. En tout cas, j'ai passé une superbe journée sportive sur ce magnifique massif du Ventoux.

4° Aprés cette mise en jambe sur le ventoux , comment vas-tu poursuivre celle-ci et quels vont être tes grands objectif 2017 ?

Je vais profiter de la fin de la saison d'hiver pour augmenter mon volume d'entrainement et le mois d'Avril sera centré sur l'entrainement. Ensuite, je vais particper, à nouveau, à la Transvulcania avec l'ambition d'améliorer ma performance chronométrique de la saison dernière. Ensuite, il sera temps de se concentrer sur les championnats du monde de trail. La date n'est pas idéale pour moi car j'ai axée ma saison sur le circuit de Skyrunning ultra. Outre la Transvulcania et les mondiaux, je serai présent à l'High Trail Vanoise et à the Rut de manière certaine. Pour le reste, ça va dépendre de mon état de fatigue et de mes envies.


5 ° Conclusions personnelles sur cette 15 eme édition
Nous avons eu la chance de vivre une édition de belle facture. On sait que l'organisation est excellente grâce à une toute petite équipe très motivée bien épaulée du jour J par un dispositif trés bien huilé et une direction de course trés pro . D'un point de vue sportif, les courses ont été relevées avec un parcours magnifique et des conditions terrain et météo parfaites. Une des plus belles éditions à coup sûr depuis que je participe à cet événement (2011)
A bientôt,

Nicolas Martin